[Africa]

Lettre de Présentation concernant un
Projet de Complexe Scolaire
à Banfora (Burkina Faso)


 

Le Burkina Faso est un pays enclavé, situé à l’intérieur de la Boucle du Niger en Afrique occidentale. Il est l’un des pays les plus pauvres de la planète.

La ville de Banfora fait partie des villes moyennes du Burkina Faso. Elle est située à l’extrême sud-ouest du pays, dans la zone frontalière d’avec la Côte d’Ivoire et couvre une superficie de 85 Km2.

Sa population de 70.000 habitants est essentiellement composée d’agriculteurs, d’éleveurs et d’artisans. Le climat y est soudano sahélien avec une seule saison des pluies, ce qui ne permet qu'une seule récolte annuelle qui est souvent compromise du fait de l’irrégularité et de la mauvaise répartition des pluies ou de la dégradation des sols.

Le contexte socio-économique du Burkina Faso en général et celui de la région de Banfora en particulier n’est pas très reluisant.

Sur le plan économique, une pauvreté généralisée touche les couches paysannes. Sur le plan social, des pesanteurs et survivance du passé freinent le plein épanouissement des individus.

Dans le domaine de l’éducation/enseignement, la demande est largement supérieure à l’offre. Seulement deux enfants sur cinq ont la chance d’aller à l’école. Le taux de scolarisation brut du pays était de 40,5% pour un effectif de 816893 élèves en 1998/99 et de 38% pour les filles.

Nonobstant ce faible taux de scolarisation, on constate une disparité criarde entre la scolarisation des garçons et celle des filles. Les filles sont moins nombreuses que les garçons à accéder à l'enseignement. Cette situation tient au fait que le système social a souvent été défavorable à leur scolarisation.

Pendant longtemps en effet, les parents n’accordaient pas une grande importance à l’éducation des filles. Elles devaient aider leur mère dans les travaux domestiques et apprendre par la même occasion les rudiments pour tenir la maison ; car leur destinée était le mariage. Dans ces conditions, a quoi servait-il d’envoyer une fille à l’école? Confrontés aux difficultés économiques, les parents préfèrent envoyer leurs garçons à l’école en espérant qu’ils réussissent et prennent soin de la famille, plutôt que les filles qui doivent se marier et intégrer une nouvelle famille.

Ce contexte social conjugué à la faiblesse de l’offre éducative a entraîné une mise à l’écart des filles dans les Etablissements d’enseignement de tous les ordres (primaire, secondaire et supérieur).

Si des efforts sont actuellement entrepris en vue d'accroître la scolarisation et la fréquentation scolaire des filles, la politique éducative devrait être axée en faveur de l’accès du plus grand nombre de filles aux structures éducatives.

L’offre éducative pourrait être diversifiée par la contribution du secteur privé pour suppléer au manque d’infrastructures étatiques.

C’est dans cet ordre d’idées que madame Mariam Traoré, la promotrice du projet, enseignante de profession, envisage de mettre en place une structure éducative afin de contribuer au développement de l'éducation  dans la province de la Comoé. Cette structure  accordera une priorité et une place de choix aux filles  et mettra tout en œuvre pour leur faciliter l’accès, en accordant des quotas aux filles.

Adresses où se référer
Ce projet nécessite la participation de beaucoup de gens.
Vos conseils et vos avis nous sont aussi importants que votre aide financière.
On voudrait établir des liens qui emmèneraient à un résultat remarquable pour des jeunes filles burkinabé.
Si vous ou votre organisation vous êtes intéressés et disponibles à nous donner une aide, même minimale, nous vous prions de bien vouloir nous joindre en ce projet passionnant en nous contactant à une des adresses suivantes:

Mariam Traoré,
tmariam82 at [@] yahoo.fr

Gian Piero de Bellis,
gpdebellis at [@] tiscali.it
 

Dans l'espoir de vous entendre, nous vous remercions en avance.